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Action FOIA : quand agir contre une demande d'immigration ignorée

Si l'USCIS, l'ICE, le CBP ou l'EOIR dépasse le délai légal pour votre demande de documents, vous pouvez saisir un tribunal fédéral. Ce que permet une action FOIA et ce qu'elle coûte.

Si l'USCIS, l'ICE, le CBP ou l'EOIR dépasse le délai légal pour votre demande de documents, vous pouvez saisir un tribunal fédéral. Ce que permet une action FOIA et ce qu'elle coûte.

Dès qu’une administration dépasse le délai légal prévu par le Freedom of Information Act (FOIA), vous pouvez introduire une action FOIA devant un tribunal fédéral sans former de recours, sans attendre davantage et sans demander d’autorisation. Cette règle, appelée épuisement présumé des voies de recours (constructive exhaustion), est ce qui donne du poids aux demandes FOIA en matière d’immigration. L’USCIS, l’ICE, le CBP et l’EOIR détiennent les documents qui déterminent si une demande de naturalisation est sans risque, si une ancienne mesure existe et si une dérogation est nécessaire, et ils mettent souvent bien plus de temps que la loi ne le permet pour les communiquer. Lorsqu’une échéance de votre propre dossier ne peut pas attendre, l’action en justice est l’outil adapté. Capitol Law Partners introduit ces actions dans le cadre de sa pratique FOIA et des dossiers d’immigration devant les tribunaux fédéraux de Virginie, du Maryland, de New York et du District of Columbia.

Les délais qui ouvrent la voie à une action FOIA

Une administration doit déterminer, dans les 20 jours ouvrables suivant la réception d’une demande régulière, si elle y donnera suite, et vous notifier sa décision. Dans des circonstances inhabituelles, comme la nécessité d’effectuer des recherches dans plusieurs bureaux ou de consulter une autre administration, elle peut prolonger ce délai de 10 jours ouvrables par une notification écrite. L’administration peut aussi vous demander de restreindre la demande ou d’accepter un calendrier plus long. Si elle ne fait ni l’un ni l’autre et que le délai expire sans décision, vous êtes réputé avoir épuisé les voies de recours administratives et pouvez agir en justice.

Il y a toutefois une subtilité. Si l’administration répond, même tardivement, avant que vous n’ayez déposé votre requête, l’épuisement présumé prend fin et vous devez former le recours administratif avant d’agir en justice. Le calendrier compte donc : une fois que vous avez décidé de plaider, agissez rapidement plutôt que d’attendre une réponse qui relancerait la procédure. Une réponse qui se borne à accuser réception et à attribuer un numéro de suivi n’est pas une décision ; une lettre qui communique certains documents et en retient d’autres en est une.

Si l’administration a répondu et que vous contestez des caviardages ou une réponse « aucun document » (no records), la voie à suivre est le recours administratif dans le délai indiqué, en général 90 jours, puis une action en justice si le recours échoue ou reste sans réponse pendant 20 jours ouvrables.

Ce qu’une action FOIA peut vous apporter

La requête est déposée devant le tribunal fédéral de district (U.S. district court) du district où vous vivez, de celui où les documents sont conservés, ou devant le District of Columbia. L’administration doit répondre dans les 30 jours, un délai plus court que le délai habituel des actions contre le gouvernement. Le tribunal réexamine entièrement la question, et c’est à l’administration qu’il incombe de justifier toute rétention.

En pratique, la plupart des actions FOIA portant sur des dossiers d’immigration ne se terminent pas par un procès sur les exceptions. Elles se terminent par le traitement de la demande par l’administration selon un calendrier, souvent négocié entre avocats et consacré par une ordonnance du tribunal, avec des communications échelonnées et des rapports d’étape. Lorsque l’administration retient des documents, elle doit produire un index décrivant chaque document retenu et l’exception invoquée, et le tribunal peut examiner les documents à huis clos et ordonner la communication de tout ce qui a été indûment retenu.

L’administration peut demander au tribunal un délai supplémentaire en démontrant des circonstances exceptionnelles et sa diligence pour réduire son arriéré, et les tribunaux accordent parfois de tels sursis. Mais un arriéré prévisible ne constitue pas à lui seul une circonstance exceptionnelle au sens de la loi, sauf si l’administration démontre des progrès raisonnables dans sa réduction, et un demandeur qui fait valoir un besoin concret, comme une audience programmée ou une échéance imminente, est bien placé pour s’y opposer.

Honoraires d’avocat

Le Freedom of Information Act comporte sa propre disposition sur la prise en charge des honoraires, plus favorable aux demandeurs que l’Equal Access to Justice Act. Le demandeur qui obtient gain de cause pour l’essentiel peut récupérer ses honoraires et ses frais, et, depuis une modification de 2007, obtenir gain de cause pour l’essentiel inclut un changement volontaire ou unilatéral de position de l’administration provoqué par l’action en justice. Si l’administration ne communique le dossier que parce que vous l’avez poursuivie, des honoraires peuvent être accordés. Le tribunal tient ensuite compte de l’intérêt public de la communication, de votre intérêt personnel et du caractère raisonnable ou non de la rétention par l’administration. Un particulier qui demande son propre dossier d’immigration s’en sort généralement bien sur ce dernier point lorsque l’administration n’a tout simplement pas répondu. Notre article sur la possibilité de récupérer vos honoraires d’avocat après avoir gagné contre l’USCIS compare cette règle à celle qui s’applique aux actions pour retard.

Action FOIA ou mandamus

Les deux sont souvent confondus, car tous deux obligent une administration fédérale à agir. Une action FOIA impose la communication de documents. Une action en mandamus, présentée sur notre page consacrée au mandamus contre les retards de l’USCIS et des visas, impose une décision sur une demande retardée. Elles s’enchaînent plus souvent qu’elles ne se mènent en parallèle : les documents obtenus par la FOIA montrent si la demande sous-jacente est solide, et cela détermine s’il est judicieux de forcer une décision.

Avant d’agir en justice

  • Vérifiez que la demande était régulière : bonne administration, identification suffisante, vérification d’identité signée et consentement pour tout document concernant un tiers.
  • Calculez le délai en jours ouvrables à partir de la réception par l’administration, en ajoutant toute prolongation invoquée par écrit.
  • Conservez la trace de vos relances et de l’absence de réponse de l’administration.
  • Envisagez une demande écrite de traitement accéléré s’il existe un besoin impérieux, ce qui crée une décision distincte susceptible de contrôle.
  • Choisissez le tribunal avec votre avocat ; notre article sur le tribunal fédéral compétent pour votre dossier d’immigration présente les options.

Une action FOIA est un outil destiné à une demande de documents à la fois en retard et urgente. Lorsque rien dans votre dossier ne dépend d’une arrivée rapide des documents, une relance patiente coûte généralement moins cher. Lorsqu’une audience, un entretien ou une date limite de dépôt en dépend, la loi vous donne un tribunal, et le tribunal vous donne un calendrier.

Si une demande de documents adressée à l’USCIS, à l’ICE, au CBP ou à l’EOIR est restée sans réponse et qu’une échéance approche dans votre dossier, une consultation avec Capitol Law Partners peut déterminer si une action FOIA permettra d’obtenir le dossier à temps. Prenez rendez-vous.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Cette communication ne crée aucune relation avocat-client.

Sena Sahin. Des conseils clairs pour les particuliers, les familles et les chefs d’entreprise.

Besoin d’aide sur ce sujet ? Consultez notre page contentieux FOIA en immigration ou prenez rendez-vous.

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