Avocat visa investisseur : présentation des visas E-1, E-2, EB-5 et EB-1C
Les visas d’investisseur et de traité permettent à des ressortissants étrangers de vivre aux États-Unis pour diriger une entreprise qu’ils possèdent, commercer par l’intermédiaire d’une société qu’ils contrôlent, ou obtenir la résidence permanente grâce à un investissement ou à des fonctions de direction. Capitol Law Partners représente des fondateurs, des entreprises familiales et des groupes multinationaux dans des dossiers E-1, E-2, EB-5 et EB-1C, avec une longue pratique auprès des investisseurs turcs. Cette présentation, qui fait partie de notre pratique en immigration d’affaires, explique en quoi ces voies diffèrent.
Nos services dans ce domaine
Visa E-2 d’investisseur de traité
Pour les ressortissants d’un pays signataire d’un traité qui ont investi, ou sont en train d’investir, un montant substantiel dans une entreprise américaine réelle et en activité qu’ils développeront et dirigeront. Aucun minimum fixe ne s’applique : le montant est apprécié au regard du coût de l’entreprise. Le conjoint peut travailler.
Visa E-1 de négociant de traité
Pour les sociétés et leurs salariés clés dont l’entreprise américaine mène un commerce substantiel et continu, principalement entre les États-Unis et le pays signataire du traité. Aucun investissement n’est exigé.
Green card d’investisseur EB-5
Pour les investisseurs qui placent le capital requis dans une nouvelle entreprise commerciale créant au moins dix emplois à temps plein aux États-Unis, directement ou par l’intermédiaire d’un projet de centre régional (regional center). L’approbation ouvre droit à une résidence permanente conditionnelle ; les conditions sont levées une fois l’investissement et les emplois démontrés.
Green card EB-1C de cadre de multinationale
Pour les cadres dirigeants et gestionnaires qui ont travaillé au moins un an, au cours des trois années précédentes, pour une société étrangère liée au pétitionnaire américain et qui occuperont ici un rôle similaire. Aucune certification de travail n’est exigée.
Création et structuration d’entreprise
La société qui porte le visa doit être constituée et documentée de façon à satisfaire au critère migratoire : nationalité du traité pour les visas E, lien d’affiliation admissible pour l’EB-1C, nouvelle entreprise commerciale pour l’EB-5. Notre équipe en droit des affaires et des sociétés se charge de la constitution, des statuts et pactes, du capital et de la gouvernance.
Voies temporaires de traité ou voies permanentes
E-1 et E-2 : temporaires et renouvelables
Les deux visas E reposent sur la nationalité du traité : le demandeur et l’entreprise doivent avoir la nationalité d’un pays lié aux États-Unis par un traité de commerce et de navigation admissible. L’E-2 évalue l’investissement, qui doit être substantiel, engagé et exposé au risque ; l’E-1 évalue le commerce. Aucun des deux n’impose de montant minimal fixe, aucun ne mène directement à une green card (carte verte), et tous deux sont renouvelables tant que l’entreprise remplit les conditions.
EB-5 : la résidence permanente par l’investissement
L’EB-5 est une catégorie d’immigrant. L’investisseur place le capital requis dans une nouvelle entreprise commerciale qui crée au moins dix postes à temps plein pour des travailleurs américains admissibles ; le seuil est plus bas dans une zone d’emploi ciblée (targeted employment area), c’est-à-dire une zone rurale ou à fort taux de chômage. L’investissement peut être direct ou passer par un projet de centre régional agréé et, depuis 2022, les investisseurs déjà présents aux États-Unis peuvent déposer une demande d’ajustement de statut en même temps que la pétition. La nationalité n’a pas d’importance.
EB-1C : la résidence permanente pour les cadres
L’EB-1C suit la logique du L-1A : une année continue de fonctions de direction ou de gestion à l’étranger au cours des trois années précédant la mutation, pour une société mère, une filiale, une société affiliée ou une succursale du pétitionnaire américain, lequel doit exercer son activité depuis au moins un an. Aucun seuil d’investissement ni certification de travail ne s’applique, mais les services américains de la citoyenneté et de l’immigration (USCIS) examinent de près la structure de l’organisation : un personnel réel et un véritable échelon de direction sont donc essentiels.
Passer de l’E-2 à la résidence permanente
Un fondateur turc ou d’un autre pays signataire commence généralement par l’E-2, développe l’entreprise, puis choisit une voie vers la green card. Si le fondateur détient aussi une société en activité dans son pays et que la société américaine en est une filiale ou une société affiliée, l’EB-1C devient accessible une fois que la société américaine exerce depuis un an. Si l’entreprise revêt une importance nationale, la dérogation EB-2 dans l’intérêt national (National Interest Waiver) permet une auto-pétition. Comme l’E-2 exige l’intention de quitter le pays alors que l’EB-1C et la NIW sont des pétitions d’immigrant, le calendrier et les voyages demandent de la prudence ; nous structurons la société dès le premier jour en vue de la pétition ultérieure.
Le business plan
Pour l’E-2, le business plan montre que l’entreprise n’est pas marginale et qu’elle se développera au-delà de la simple subsistance de la famille de l’investisseur, généralement avec des prévisions sur cinq ans. Pour un L-1A « nouveau bureau », il montre comment la société pourra soutenir un poste de direction dans un délai d’un an ; pour l’EB-5, comment l’investissement créera les emplois requis. Nous travaillons avec votre expert-comptable pour que le business plan et les mouvements bancaires concordent.
L’origine des fonds
Les agents doivent pouvoir retracer l’argent depuis son origine licite jusqu’à l’entreprise, au moyen de déclarations fiscales, de justificatifs de salaire, de contrats de vente, d’actes de donation ou de succession, de contrats de prêt, de relevés bancaires et de confirmations de virement. Pour l’E-2, les fonds doivent déjà être engagés et exposés au risque ; pour l’EB-5, le cheminement des fonds est examiné en profondeur. Les dépôts inexpliqués sont le motif de refus le plus fréquent.
Procédure consulaire ou changement de statut
Les demandeurs à l’étranger sollicitent un visa E-1 ou E-2 auprès d’un consulat américain. Les demandeurs régulièrement présents aux États-Unis peuvent à la place déposer le formulaire I-129 auprès de l’USCIS pour un changement de statut, qui accorde le statut mais pas le visa : le premier voyage à l’étranger impose donc une demande consulaire. Les visiteurs entrés au titre du programme d’exemption de visa (Visa Waiver Program) ne peuvent pas changer de statut. Pour l’EB-5 et l’EB-1C, les investisseurs présents sur le territoire ajustent leur statut au moyen du formulaire I-485 lorsqu’un numéro de visa est disponible ; ceux qui sont à l’étranger passent un entretien de visa d’immigrant.
Déroulement et documents à apporter
- Analyse d’admissibilité. Nationalité, structure de la société, investissement ou commerce, et votre rôle.
- Structuration et documents. Création ou acquisition, documents de détention du capital, bail, business plan, déclarations fiscales et justificatifs retraçant les fonds ; pour l’EB-1C, organigrammes et registres de paie des deux entités.
- Dépôt. Dossier consulaire ou formulaire I-129 pour les visas E ; formulaire I-526 ou I-526E pour l’EB-5 ; formulaire I-140 pour l’EB-1C.
- Entretien et décision. Préparation pour expliquer l’entreprise, l’argent et votre rôle, avec réponses aux demandes de preuves complémentaires (RFE) si nécessaire.
- Renouvellements et étape suivante. Prolongations, visas E des salariés, levée des conditions EB-5 et planification de la résidence permanente.
Pourquoi Capitol Law Partners
Cagatay Ersoy, fondateur et associé gérant de Capitol Law Partners, est diplômé de la Columbia Law School. Il conseille start-up, investisseurs et employeurs sur l’immigration de leurs équipes, notamment pour les dossiers E-2, L-1 et EB-1C, ainsi qu’en droit des affaires et en droit des marques. Nos avocats et notre équipe travaillent en anglais, turc, espagnol, portugais et français. Nous représentons des investisseurs depuis nos bureaux de Washington, DC, du nord de la Virginie et de New York, dans le cadre d’une pratique complète en droit de l’immigration ; notre bureau d’Istanbul travaille directement avec les investisseurs turcs qui préparent leur demande consulaire.
Lancez votre dossier de visa investisseur
Indiquez-nous votre nationalité, l’entreprise que vous comptez racheter, créer ou développer, et les fonds qui la financent : nous vous dirons quelle voie convient aujourd’hui et quelle sera la suite. Prenez rendez-vous pour une consultation ou appelez le +1 (202) 440-2272.