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Visa F-1, J-1 ou M-1 : quel visa étudiant pour votre programme ?
Les visas F-1, J-1 et M-1 se ressemblent à la frontière mais diffèrent sur le travail, les transferts, les délais de grâce et la règle des deux ans. Comparez-les avant de vous engager.
Le choix entre un visa F-1, J-1 ou M-1 est généralement fait par l’établissement, et non par l’étudiant, et il intervient avant que quiconque en explique les conséquences. Une université qui délivre un formulaire DS-2019 au lieu d’un I-20 peut attacher à votre avenir une obligation de résidence de deux ans dans votre pays d’origine. Une école de pilotage qui vous admet en M-1 vous ferme la porte d’un passage ultérieur au F-1. Cet article compare les trois catégories de visa étudiant sur les points qui comptent après l’arrivée : le travail, la durée du séjour, les délais de grâce, la règle de résidence dans le pays d’origine propre au J-1 et ce que chaque visa vous permet de faire ensuite.
À quoi servent les visas F-1, J-1 et M-1
Le F-1 est le visa d’étudiant pour les études académiques. Il couvre les universités, les collèges universitaires (colleges), les lycées, les séminaires, les conservatoires et les programmes de langue des établissements certifiés SEVP, et c’est l’établissement qui délivre le formulaire I-20. Le J-1 est le visa de visiteur d’échange. Il couvre les étudiants, mais aussi les chercheurs, les professeurs, les médecins en formation médicale de troisième cycle, les stagiaires, les personnes en formation, les jeunes filles et jeunes gens au pair et les participants aux programmes d’été de travail et voyage (Summer Work Travel), et c’est un organisme parrain agréé qui délivre le formulaire DS-2019. Le M-1 est le visa d’étudiant pour les formations professionnelles, techniques et non académiques, comme le pilotage, les écoles de cuisine, l’esthétique et les écoles de métiers, avec son propre formulaire I-20. Les trois visas exigent le paiement des frais SEVIS, la preuve de ressources suffisantes et une intention de non-immigrant au consulat. Les services présentés sur notre page citoyenneté, statut et voyages couvrent chacune de ces catégories et les passages de l’une à l’autre.
Travail et stages pratiques
Le F-1 offre le plus de possibilités. Les étudiants peuvent travailler sur le campus jusqu’à 20 heures par semaine pendant les périodes de cours, effectuer des stages liés au cursus dans le cadre du Curricular Practical Training (CPT) et bénéficier de 12 mois d’Optional Practical Training (OPT) après chaque niveau de diplôme, avec une prolongation de 24 mois pour les diplômes STEM admissibles. Les droits de travail de l’étudiant J-1 dépendent de l’autorisation écrite de son organisme parrain ; la formation pratique (academic training) est possible pendant 18 mois au plus, ou 36 mois pour les chercheurs postdoctoraux, et doit être liée au domaine d’études. Le M-1 est le plus restrictif : aucun emploi pendant le programme, et un stage pratique uniquement après la fin de la formation, à raison d’un mois pour quatre mois d’études, dans la limite de six mois.
Durée du séjour et délais de grâce
Les non-immigrants F-1 et J-1 sont admis pour la durée du statut (duration of status), c’est-à-dire aussi longtemps que l’I-20 ou le DS-2019 est valable et que l’étudiant respecte les règles. Le délai de grâce du F-1 après le programme ou l’OPT est de 60 jours ; celui du J-1 est de 30 jours. Le titulaire d’un M-1 est admis pour la durée du programme plus 30 jours, pour un an au maximum à la fois, et les prolongations sont plafonnées à trois ans au total. La date du M-1 est une date fixe inscrite sur l’I-94 : un étudiant M-1 qui a besoin de plus de temps doit donc déposer le formulaire I-539 avant son échéance. À la date de rédaction, le DHS a proposé de remplacer la durée du statut par des périodes d’admission fixes pour les catégories F et J également, ce qui rendrait les demandes de prolongation courantes pour tous ; notre article sur l’expiration de l’I-94 et l’expiration du visa explique comment fonctionne aujourd’hui la date « admit until ».
L’obligation de résidence de deux ans du J-1
Cette règle n’a pas d’équivalent dans les catégories F-1 et M-1, et c’est la principale raison de bien réfléchir avant d’accepter un DS-2019. En vertu de l’article 212(e) de l’INA, un titulaire du J-1 dont le programme a été financé par le gouvernement américain ou par celui de son pays, dont le domaine figure sur la liste des compétences de son pays d’origine, ou qui est venu pour une formation médicale de troisième cycle, doit retourner dans son pays pendant deux ans au total avant de pouvoir changer de statut aux États-Unis ou obtenir un visa H, L, K ou d’immigrant. Des dérogations existent, notamment la déclaration de non-objection du gouvernement du pays d’origine, la demande d’une agence gouvernementale intéressée, une demande fondée sur des difficultés exceptionnelles ou sur un risque de persécution, et le programme Conrad 30 pour les médecins. Notre page consacrée au visa J-1 pour visiteurs d’échange présente notre accompagnement dans cette catégorie. Les étudiants qui envisagent de rester pour des études supérieures ou un H-1B doivent vérifier la mention portée sur le DS-2019 et la liste des compétences avant le début du programme, et non après.
Transferts, changements de statut et suite du parcours
Les étudiants F-1 peuvent changer d’établissement, passer d’un niveau de diplôme à un autre et passer au H-1B grâce à la prolongation cap-gap, qui maintient le statut F-1 et l’OPT pendant l’examen d’une pétition H-1B déposée dans les délais. Les participants J-1 non soumis à l’article 212(e) peuvent changer de statut au moyen du formulaire I-539, mais ceux qui y sont soumis ne peuvent passer qu’au statut A ou G tant qu’ils n’ont pas rempli l’obligation ou obtenu une dérogation. Les étudiants M-1 se heurtent à deux limites strictes : ils ne peuvent pas du tout passer au F-1, et ils ne peuvent pas passer au H-1B si c’est la formation professionnelle qui les a qualifiés pour l’emploi. Un visiteur qui souhaite étudier devrait lire notre article sur le passage du statut B-2 au statut F-1, car la catégorie indiquée sur l’I-20 délivré par l’établissement déterminera ce qui sera possible des années plus tard.
Personnes à charge
Les conjoints et enfants d’étudiants F-1 détiennent le statut F-2, peuvent étudier à temps partiel et ne peuvent pas travailler. Les personnes à charge J-2 peuvent demander une autorisation de travail sur formulaire I-765 et peuvent étudier à temps plein. Les personnes à charge M-2 ne peuvent étudier qu’à l’école primaire ou secondaire et ne peuvent pas travailler. Pour une famille dont le conjoint prévoit de travailler, le J-1 est le seul des trois visas qui le permet.
Choisir lorsque l’établissement vous laisse le choix
Choisissez le F-1 si vous voulez les possibilités de travail les plus larges et le chemin le plus simple vers un visa parrainé par un employeur, à condition que le programme soit académique. Acceptez le J-1 lorsque le financement d’un organisme parrain ou un programme d’échange précis en fait la meilleure option, et vérifiez si l’article 212(e) s’appliquera. Ne prenez le M-1 que pour une véritable formation professionnelle, et prévoyez de partir ou de faire vos demandes ultérieures depuis l’étranger. Quelle que soit la catégorie, l’entretien consulaire porte avant tout sur le financement et sur vos attaches avec votre pays.
Si vous étudiez une offre accompagnée d’un I-20 ou d’un DS-2019, une consultation avec Capitol Law Partners permet de déterminer ce que chaque catégorie implique pour le travail et pour les années qui suivront l’obtention du diplôme. Prenez rendez-vous.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Cette communication ne crée aucune relation avocat-client.
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