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Refus de naturalisation N-400 : que faire et quels recours ?
L'USCIS a refusé votre N-400. Ce que signifie l'avis de refus, le délai de 30 jours pour demander une audience et les cas où une nouvelle demande est préférable.
Un refus de naturalisation prend la forme d’une décision écrite qui en indique le motif, et c’est ce motif qui détermine votre prochaine démarche. Certains refus, comme l’échec au test d’instruction civique, se règlent en repassant le test. D’autres, comme le constat d’une interruption de la résidence continue, fixent une date avant laquelle une nouvelle demande ne sert à rien. Quelques-uns, comme un problème dans la manière dont vous avez obtenu votre green card, exigent un examen sous l’angle de la défense contre l’expulsion avant toute autre démarche. Cet article explique pourquoi l’USCIS refuse le formulaire N-400, le délai de 30 jours pour demander une audience et comment choisir entre une audience, un recours devant le tribunal fédéral et une nouvelle demande.
Pourquoi l’USCIS prononce un refus de naturalisation
La plupart des refus relèvent de quelques catégories. L’agent peut constater que vous avez échoué deux fois au test d’anglais ou d’instruction civique. Il peut estimer qu’un voyage à l’étranger de plus de six mois a interrompu la résidence continue, ou que le nombre total de jours passés hors du pays ne vous permet pas de remplir la condition de présence physique. Les refus pour défaut de bonne moralité (good moral character) couvrent un large éventail de situations : une condamnation pendant la période légale, des impôts impayés sans plan de paiement, une pension alimentaire pour enfant fixée par un tribunal et non versée, un faux témoignage sous serment lors de l’entretien, un vote illégal ou une fausse déclaration de citoyenneté américaine sur un formulaire d’embauche. Les hommes qui ont vécu aux États-Unis entre 18 et 26 ans et qui ont sciemment omis de s’inscrire au Selective Service peuvent se voir opposer un refus tant que ce manquement se situe dans la période légale. Enfin, l’USCIS peut refuser la demande parce que vous ne vous êtes pas présenté à l’entretien, que vous n’avez pas répondu à une demande de preuves complémentaires ou que vous n’avez jamais été légalement admis en tant que résident permanent.
Notre pratique en citoyenneté et naturalisation rencontre le plus souvent cette dernière catégorie dans des dossiers où une green card obtenue par le mariage ou une ancienne pétition d’employeur comportait un vice que personne n’avait relevé. C’est ce type de refus qui demande le plus de prudence, car les faits qui ont fait échouer le N-400 peuvent mettre en danger la green card elle-même.
Lisez la décision avant toute autre démarche
L’avis de refus indique le fondement juridique, les preuves sur lesquelles l’agent s’est appuyé et votre droit de demander une audience. Vérifiez d’abord deux points. Premièrement, l’avis est-il réellement un refus, ou l’agent a-t-il suspendu le dossier pour demander des documents supplémentaires ? Une suspension n’est pas un refus et appelle simplement une réponse dans les délais. Deuxièmement, quelle période légale l’agent a-t-il appliquée ? Si vous avez déposé votre demande selon la règle des trois ans en tant que conjoint d’un citoyen américain et que l’agent a examiné une période de cinq ans, cette erreur constitue à elle seule un motif de demande d’audience.
Formulaire N-336 : la demande d’audience sous 30 jours
Vous pouvez demander à l’USCIS de réexaminer le refus en déposant le formulaire N-336 dans les 30 jours suivant la date de la décision, accompagné des frais de dépôt en vigueur. Un autre agent conduit l’audience, réexamine l’ensemble du dossier et peut prendre en compte de nouvelles preuves. Si le refus reposait sur le test d’anglais ou d’instruction civique, l’audience comprend un nouveau test. S’il reposait sur la résidence continue, apportez les preuves que le premier agent n’a jamais vues : un bail ou un prêt immobilier, des fiches de paie, des relevés fiscaux de l’IRS (tax transcripts) montrant des déclarations en tant que résident, l’inscription scolaire de vos enfants et la preuve que vous n’avez pas travaillé à l’étranger.
Si vous laissez passer les 30 jours, le refus devient définitif. Vous pouvez toujours déposer un nouveau N-400, mais vous perdez la possibilité de faire annuler la décision initiale, et la trace du premier refus vous suit.
Le recours devant le tribunal fédéral après l’audience
Si l’audience N-336 vous est défavorable, l’article 310(c) de l’INA vous permet de saisir le tribunal fédéral de district de votre ressort. Le tribunal examine la demande de novo, c’est-à-dire que le juge se prononce à nouveau sur votre admissibilité au lieu de s’en remettre à l’appréciation de l’USCIS, et il peut tenir une audience avec témoignages. La réglementation fixe un délai de dépôt de 120 jours après la décision rendue sur le N-336. Cette voie est pertinente lorsque le litige porte sur le droit ou sur la manière dont les preuves ont été appréciées, par exemple un constat d’interruption de la résidence continue fondé sur un seul long voyage dont vous pouvez démontrer le caractère temporaire. Notre équipe recours d’immigration, retards et tribunaux fédéraux traite ces recours, ainsi que la voie distincte prévue pour les dossiers sur lesquels l’USCIS ne statue jamais, à savoir une action fondée sur l’article 336(b) de l’INA une fois que 120 jours se sont écoulés après l’entretien.
Quand une nouvelle demande vaut mieux qu’un recours
Parfois, le calendrier compte davantage que l’argumentation. Si le refus reposait sur une interruption de la résidence continue, vous redevenez admissible quatre ans et un jour après votre retour du voyage qui a causé l’interruption, ou deux ans et un jour selon la règle des trois ans. Contester ce constat n’en vaut la peine que si vous disposez de preuves solides du caractère temporaire du voyage. Si le refus reposait sur une condamnation ou sur un défaut de paiement des impôts, l’admissibilité revient lorsque les faits sortent de la période légale, même si certaines interdictions sont définitives, notamment une condamnation pour crime aggravé (aggravated felony) prononcée après le 29 novembre 1990. Si vous avez échoué deux fois au test, vous pouvez simplement déposer une nouvelle demande lorsque vous êtes prêt et le repasser.
Une nouvelle demande implique de nouveaux frais et un nouvel entretien : vérifiez donc le calcul de la résidence continue et de la présence physique avant de déposer. Une demande présentant la même lacune aboutit au même refus.
Quand un refus met votre green card en danger
Lisez attentivement la décision si elle indique que vous n’avez pas été légalement admis à la résidence permanente, que vous avez fait une fausse déclaration au cours de la procédure de green card ou qu’une condamnation vous rend expulsable. Un refus fondé sur ces motifs peut être suivi d’une convocation devant le juge de l’immigration (Notice to Appear). Avant de déposer une nouvelle demande, obtenez l’intégralité de votre dossier par une demande FOIA, faites examiner vos antécédents judiciaires au regard des règles qui encadrent les conséquences des condamnations pénales en matière d’immigration, et demandez à notre équipe de défense contre l’expulsion si une seconde demande est sans risque. Pour revoir les conditions de base de la naturalisation, vous pouvez consulter notre page consacrée à la citoyenneté et à la naturalisation américaines.
Si vous avez reçu un refus de N-400, une consultation avec Capitol Law Partners permet de déterminer, dans le délai de 30 jours, si une audience, un recours fédéral ou une nouvelle demande est la bonne démarche. Prenez rendez-vous.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Cette communication ne crée aucune relation avocat-client.
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Besoin d’aide sur ce sujet ? Consultez notre page naturalisation N-400 et citoyenneté américaine ou prenez rendez-vous.