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Asile ou visa U : quelle voie d'immigration humanitaire choisir ?
L'asile, les visas U et T, la VAWA et le SIJS protègent chacun contre un préjudice différent et mènent à un statut différent. Les questions qui décident de la bonne voie.
Les personnes qui viennent nous voir après avoir échappé à un danger posent généralement d’abord une seule question : asile ou visa U ? Parfois, la réponse honnête est les deux, déposés dans un ordre précis. Parfois, il s’agit d’une troisième option dont elles n’ont jamais entendu parler, comme l’auto-pétition VAWA ou le statut de jeune immigrant spécial (Special Immigrant Juvenile Status, SIJS). Chaque voie d’immigration humanitaire protège contre un type de préjudice différent, exige des preuves différentes et aboutit à un statut différent, et un mauvais choix peut faire perdre un an ou laisser passer un délai. La page de présentation de l’asile et de la protection humanitaire de Capitol Law Partners existe parce que ces voies se recoupent, et cet article expose les questions qui permettent de trancher entre elles.
Contre quoi protège chaque voie d’immigration humanitaire
- L’asile protège les personnes qui craignent d’être persécutées dans leur pays d’origine en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leurs opinions politiques ou de leur appartenance à un groupe social particulier. Le préjudice se situe à l’étranger ; la crainte porte sur le retour.
- Le visa U protège les victimes de crimes visés par la loi commis aux États-Unis, comme les violences conjugales, les agressions sexuelles, les voies de fait graves et l’extorsion, qui ont subi des sévices physiques ou psychologiques importants et qui ont aidé la police ou le parquet.
- Le visa T protège les survivants d’une forme grave de traite des êtres humains, à des fins d’exploitation par le travail ou d’exploitation sexuelle, qui se trouvent aux États-Unis en raison de cette traite et qui subiraient, en cas d’expulsion, des difficultés extrêmes impliquant un préjudice inhabituel et grave.
- L’auto-pétition VAWA protège le conjoint ou l’enfant maltraité par un citoyen américain ou un résident permanent, ainsi que le parent maltraité par son enfant adulte citoyen américain. Elle n’exige aucune intervention de la police.
- Le statut de jeune immigrant spécial protège une personne non mariée de moins de 21 ans dont un tribunal de l’État a constaté qu’elle ne peut pas retrouver l’un de ses parents ou les deux en raison de maltraitance, de négligence ou d’abandon, et pour qui un retour n’est pas dans son intérêt supérieur.
Les questions qui permettent de trancher
Où le préjudice a-t-il eu lieu ? Une persécution dans votre pays d’origine oriente vers l’asile. Un crime commis aux États-Unis oriente vers le visa U ou, si l’agresseur est un membre de la famille citoyen ou résident, vers la VAWA. Une traite à destination ou à l’intérieur des États-Unis oriente vers le visa T.
Qui en est l’auteur ? L’asile exige que le persécuteur soit l’État ou un groupe que l’État ne peut pas ou ne veut pas contrôler. Le visa U et la VAWA ne s’intéressent pas à l’implication éventuelle d’un État ; ils s’intéressent au crime et, pour la VAWA, au statut migratoire de l’agresseur.
Pouvez-vous obtenir une certification ? Une pétition de visa U doit comprendre le Supplément B du formulaire I-918, signé par un service des forces de l’ordre qui confirme que vous avez été victime et que vous avez apporté votre aide. Sans service disposé à signer, il n’y a pas de visa U, aussi grave que soit le crime. La VAWA n’exige ni certification ni rapport de police. L’asile n’exige ni l’un ni l’autre, même si les deux sont utiles.
Depuis combien de temps êtes-vous ici ? L’asile doit être demandé dans l’année qui suit votre dernière arrivée, sauf exception ; notre article sur le délai d’un an pour demander l’asile présente ces exceptions. Les visas U et T ne sont soumis à aucun délai de dépôt. Un conjoint VAWA divorcé doit déposer dans les deux ans suivant le divorce si celui-ci est lié aux violences.
Quel âge avez-vous ? Le SIJS n’est ouvert que tant qu’un tribunal de l’État reste compétent à l’égard du jeune, ce qui, dans certains États, prend fin à 18 ans. La démarche doit commencer tôt, et la pétition sur formulaire I-360 doit être déposée avant que le demandeur atteigne 21 ans.
Ce que vous obtenez au bout du compte
L’octroi de l’asile produit ses effets immédiatement : autorisation de travail, titre de voyage de réfugié, pétitions sur formulaire I-730 pour le conjoint et les enfants dans un délai de deux ans, et green card au bout d’un an. Lorsque la demande est solide, c’est la plus rapide de ces voies vers la résidence permanente.
Le visa U est plafonné à 10 000 octrois principaux par an, et la demande dépasse ce plafond ; les pétitionnaires dont le dossier est approuvé attendent donc sur une liste. À la date de rédaction, l’USCIS peut accorder un sursis administratif (deferred action) et une autorisation de travail pendant l’attente aux pétitionnaires dont il juge le dossier de bonne foi (bona fide). Le statut U dure quatre ans, et la green card suit après trois ans de présence continue sous ce statut. Le visa T a une durée comparable, avec une green card après trois ans, ou plus tôt si l’enquête est close. Tous deux permettent d’inclure des ayants droit, y compris, pour les demandeurs de moins de 21 ans, les parents et les frères et sœurs mineurs non mariés.
Une auto-pétition VAWA approuvée ouvre droit à un sursis administratif et à une autorisation de travail, et la green card suit selon les règles de l’immigration familiale : disponible immédiatement si l’agresseur est citoyen américain, après une attente dans la catégorie F2A s’il est résident permanent. Une pétition SIJS approuvée place le jeune dans la quatrième catégorie de préférence fondée sur l’emploi, où les visas accusent un arriéré ; la green card peut donc prendre des années, et la contrepartie est que le bénéficiaire du SIJS ne pourra jamais déposer de pétition pour l’un ou l’autre de ses parents.
Déposer plusieurs demandes
Aucune de ces voies n’exclut les autres, et les dossiers les plus solides en mènent souvent deux de front. Une femme qui a fui un compagnon violent à l’étranger, puis a été agressée aux États-Unis, peut demander l’asile et déposer une pétition de visa U. Un adolescent qui a une demande d’asile peut aussi être admissible au SIJS, qui ne dépend pas de la preuve d’une persécution. Une personne qui dépose une auto-pétition VAWA et craint un retour peut aussi demander l’asile.
L’ordre compte pour trois raisons. Le visa U s’accompagne de la dérogation d’inadmissibilité la plus large du droit de l’immigration, sur formulaire I-192, qui peut lever des obstacles qui feraient échouer une green card fondée sur l’asile. Une pétition de visa U ou VAWA en cours peut appuyer une demande de clôture ou de report de la procédure d’expulsion pendant que l’USCIS statue. Enfin, chaque dépôt crée un dossier écrit auquel les autres doivent correspondre ; les déclarations doivent donc être rédigées ensemble. Notre équipe visa U, visa T et VAWA et notre équipe chargée du statut de jeune immigrant spécial (SIJS) travaillent aux côtés des avocats en asile précisément pour cette raison. Toutes ces demandes, y compris l’asile, sont confidentielles en vertu de la loi ou de la réglementation, et le gouvernement ne peut pas les divulguer à l’agresseur, au trafiquant ou à votre pays d’origine.
Si vous ne savez pas si l’asile, le visa U, la VAWA ou le SIJS est la bonne voie, une consultation avec Capitol Law Partners permet de passer en revue toutes les options avant tout dépôt. Planifiez une consultation.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Cette communication ne crée aucune relation avocat-client.
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