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Conditions du visa R-1 : qui est considéré comme travailleur religieux ?

Un visa R-1 exige un poste religieux admissible, deux ans d'appartenance à la confession, au moins 20 heures de travail par semaine et un employeur religieux à but non lucratif.

Un visa R-1 exige un poste religieux admissible, deux ans d'appartenance à la confession, au moins 20 heures de travail par semaine et un employeur religieux à but non lucratif.

Les conditions du visa R-1 sont plus strictes que ne le pensent de nombreuses communautés religieuses. Il ne suffit pas qu’une personne soit fervente, ni qu’une Église souhaite l’embaucher. L’USCIS vérifie quatre éléments : que le poste relève du ministère, d’une vocation religieuse ou d’une occupation religieuse ; que le travailleur est membre de la même confession religieuse (religious denomination) depuis au moins deux ans avant le dépôt de la pétition ; que le travail représentera au moins 20 heures par semaine et sera rémunéré ; et que l’employeur est une véritable organisation religieuse à but non lucratif (bona fide nonprofit religious organization) établie aux États-Unis, ou une organisation affiliée à celle-ci. Qu’un seul de ces éléments manque, et la pétition échoue, quelle que soit la solidité des autres.

Trois types de travailleurs religieux au regard des conditions du visa R-1

La catégorie R-1 couvre trois types de postes, et la pétition doit préciser celui qui s’applique.

Un ministre du culte (minister) est une personne autorisée par une confession religieuse, et pleinement formée selon ses normes, à célébrer le culte et à exercer les autres fonctions habituellement remplies par son clergé. L’ordination, ou son équivalent au sein de la confession, en est la preuve habituelle, accompagnée de la preuve de la formation exigée par la confession. Les prédicateurs laïcs qui ne sont pas autorisés à exercer des fonctions cléricales ne remplissent pas les conditions pour être considérés comme ministres.

Une vocation religieuse est un engagement formel pour la vie, par des vœux, une investiture ou une cérémonie similaire, dans un mode de vie religieux. Les religieuses, les moines, les frères et les sœurs en sont les exemples types. La confession doit compter une catégorie de personnes dont la vie est consacrée à la pratique religieuse et qui sont distinguées des autres membres.

Une occupation religieuse est un poste dont les fonctions se rapportent principalement à une fonction religieuse traditionnelle et sont reconnues comme une occupation religieuse au sein de la confession. Les personnels liturgiques, les enseignants religieux, les chantres, les missionnaires, les traducteurs religieux et les animateurs de médias religieux en font partie. Les postes purement administratifs ou de soutien n’en font pas partie : les agents d’entretien, le personnel de maintenance, les employés de bureau, les collecteurs de fonds et les solliciteurs de dons sont exclus, même lorsqu’ils travaillent pour une Église. Un rôle qui mêle fonctions religieuses et administratives est apprécié en fonction de la nature principale des fonctions, ce que notre équipe chargée du visa R-1 pour travailleurs religieux vérifie au regard de la description du poste avant le dépôt.

Deux ans d’appartenance à la confession

Le travailleur doit avoir été membre, pendant au moins les deux années précédant immédiatement le dépôt de la pétition, d’une confession religieuse qui dispose d’une véritable organisation religieuse à but non lucratif aux États-Unis. Deux points posent souvent problème. L’appartenance doit concerner la confession même qui emploiera le travailleur : une personne récemment convertie ou qui a changé de confession l’an dernier doit donc attendre. Et la confession a sa propre définition : un groupe religieux ou une communauté de croyants régi ou administré selon un type commun de gouvernement ecclésiastique, qui partage en outre au moins un autre marqueur, comme une profession de foi ou une déclaration de foi commune, une forme de culte commune, un code commun de doctrine et de discipline, des offices et cérémonies religieux communs, des lieux de culte ou des congrégations communs, ou des indices comparables. Les Églises indépendantes peuvent remplir les conditions, mais elles doivent documenter ces caractéristiques au lieu de les présumer.

Au moins 20 heures par semaine, et une rémunération

Le poste doit représenter en moyenne au moins 20 heures de travail par semaine. Les ministres et travailleurs religieux à temps partiel peuvent remplir les conditions, mais quelques heures le dimanche ne suffisent pas. Le travail doit également être rémunéré, que ce soit par un salaire, une allocation ou un soutien non salarial comme le logement, les repas ou une indemnité de subsistance, et l’employeur doit démontrer sa capacité de payer. La seule exception à l’exigence de rémunération concerne un programme missionnaire établi par la confession qui envoie traditionnellement des missionnaires non rémunérés, et cette exception s’accompagne de ses propres justificatifs concernant le programme et les moyens de subsistance du travailleur. Un travail religieux bénévole, sans aucun dispositif de soutien, ne satisfait pas à la règle.

L’employeur : une véritable organisation religieuse à but non lucratif

Le pétitionnaire doit être une organisation religieuse à but non lucratif établie aux États-Unis qui détient une décision de l’IRS lui reconnaissant le statut d’exonération fiscale au titre de la section 501(c)(3), ou qui est couverte par une telle décision, ou bien une organisation affiliée à une confession religieuse. Une Église qui n’a jamais demandé sa propre lettre de détermination (determination letter) peut parfois s’appuyer sur une exonération de groupe (group exemption) obtenue par sa confession, mais elle doit documenter cette couverture. Une école, un hôpital ou une association caritative religieux affiliés à une confession peuvent déposer une pétition s’ils produisent une certification de la confession religieuse (religious denomination certification) confirmant l’affiliation. L’employeur signe également une attestation détaillée portant sur l’organisation, le poste et le travailleur ; la liste des pièces figure dans les documents que l’employeur doit fournir pour un visa R-1.

Ce que le R-1 n’est pas

Le R-1 est une classification temporaire assortie d’une limite de cinq ans et d’une période obligatoire à l’étranger avant de pouvoir être utilisée de nouveau ; voir la durée maximale de séjour avec un visa R-1. Ce n’est pas le bon outil pour un emploi laïc au sein d’une institution religieuse. Un professeur de théologie dans une université affiliée à une Église peut être mieux servi par un H-1B, et l’université est probablement exemptée du plafond annuel (cap-exempt). Ce n’est pas non plus un visa d’immigrant, même si la green card de travailleur religieux immigrant spécial obéit à un ensemble de règles parallèles ; notre présentation des solutions d’immigration d’affaires et d’emploi couvre les voies à plus long terme.

Si votre communauté ou votre organisation envisage une pétition R-1 et n’est pas certaine que le poste ou le travailleur remplisse les conditions, une consultation avec Capitol Law Partners permet d’examiner les quatre exigences avant le dépôt. Prenez rendez-vous.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Cette communication ne crée aucune relation avocat-client.

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Besoin d’aide sur ce sujet ? Consultez notre page visa R-1 pour travailleurs religieux ou prenez rendez-vous.

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