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Comment enregistrer un droit d'auteur en ligne, étape par étape

Le système eCO du Copyright Office demande un formulaire, une copie de dépôt et une taxe. Voici chaque étape, les choix qui comptent et ce qui fixe la date d'effet.

Le système eCO du Copyright Office demande un formulaire, une copie de dépôt et une taxe. Voici chaque étape, les choix qui comptent et ce qui fixe la date d'effet.

Un enregistrement de droit d’auteur (copyright registration) comporte trois éléments : un formulaire de demande complet, une copie de dépôt de l’œuvre et la taxe de dépôt. La date d’effet de l’enregistrement est le jour où le Copyright Office reçoit ces trois éléments sous une forme recevable, et non le jour où le certificat arrive ; un dossier complet déposé aujourd’hui vous protège donc dès aujourd’hui, même si l’examen prend plus de temps. La plupart des erreurs que nous constatons viennent des choix faits à l’intérieur du formulaire plutôt que du téléversement lui-même. Cet article explique comment enregistrer un droit d’auteur en ligne dans l’ordre où le système présente les étapes, et signale les champs qui entraînent des refus ou des certificats fragiles. Pour le dépôt lui-même, notre service d’enregistrement des droits d’auteur prend en charge la demande de bout en bout.

Étape 1 : choisir la bonne demande d’enregistrement de droit d’auteur en ligne

Le système en ligne du Copyright Office, appelé eCO, propose plusieurs types de demandes, et choisir le mauvais revient à perdre la taxe.

La demande standard (Standard Application) convient à toute œuvre unique et constitue l’option par défaut. La demande simple (Single Application) est une option moins coûteuse, limitée à une seule œuvre créée par un seul auteur qui en est aussi l’unique titulaire, à condition que l’œuvre ne soit pas un travail à la commande (work made for hire) et ne contienne pas d’éléments créés par d’autres personnes. Une société qui enregistre du code écrit par ses salariés ne peut pas l’utiliser, car la société est l’auteur en vertu de la règle du travail à la commande, et l’Office considère que ce cas sort du champ de la demande simple.

Les demandes groupées couvrent de nombreuses œuvres en un seul dépôt. À la date de rédaction, les options comprennent un groupe d’œuvres non publiées (jusqu’à dix), un groupe de photographies publiées ou non publiées (jusqu’à 750) et un groupe de courtes œuvres littéraires en ligne, comme des articles de blog, chacune dans une fourchette de nombre de mots et toutes publiées sur une période de trois mois. C’est la voie efficace pour les photographes, les auteurs et les éditeurs qui doivent rester dans le délai de trois mois suivant la publication sans déposer chaque semaine.

Étape 2 : décrire l’œuvre avec exactitude

Le formulaire demande le type d’œuvre (littéraire, arts visuels, arts du spectacle, enregistrement sonore, œuvre cinématographique), le titre et l’année d’achèvement. L’année d’achèvement est celle où la version déposée a été terminée, et non celle où le projet a commencé.

Vient ensuite le statut de publication, le champ le plus souvent mal renseigné. Une œuvre est publiée lorsque des exemplaires sont distribués au public par vente, location, crédit-bail ou prêt, ou lorsqu’une offre de distribution est faite à un groupe de personnes en vue d’une distribution ultérieure. La mise en ligne sur votre propre site web est une zone grise que l’Office n’a pas entièrement tranchée ; de nombreux demandeurs considèrent la mise en ligne comme une publication, et l’Office accepte l’appréciation raisonnable du demandeur. La réponse compte, car les œuvres publiées obéissent à des règles de dépôt différentes et le délai de trois mois applicable aux dommages-intérêts légaux (statutory damages) court à compter de la première publication. Si l’œuvre est publiée, vous indiquez la date et le pays de première publication.

Étape 3 : identifier l’auteur et le titulaire revendiquant

L’auteur est la personne qui a créé l’œuvre, ou l’employeur s’il s’agit d’un travail à la commande. Répondez avec soin à la question du travail à la commande. Répondre oui pour l’œuvre d’un prestataire en l’absence d’un accord écrit répondant aux conditions légales produit un certificat comportant une fausse déclaration, que le défendeur utilisera contre vous. La distinction est expliquée dans notre article sur le travail à la commande et la cession.

Le titulaire revendiquant (claimant) est le propriétaire du droit au moment du dépôt. S’il n’est pas l’auteur, le formulaire exige une déclaration de transfert, généralement « by written agreement » (par accord écrit). Ayez la cession signée dans vos dossiers avant de l’affirmer. La qualité d’auteur anonyme ou pseudonyme peut être indiquée si l’auteur préfère ne pas apparaître dans le registre public.

Étape 4 : limiter la revendication si nécessaire

Si l’œuvre contient des éléments qui ne vous appartiennent pas ou qui sont déjà enregistrés, c’est dans la section de limitation de la revendication que vous l’indiquez. Vous excluez les éléments préexistants (contenus du domaine public, images sous licence de banques d’images, code open source, version antérieure publiée ou enregistrée) et décrivez les éléments nouveaux que vous revendiquez (nouveau texte, code révisé, illustrations ajoutées). Omettre cette section pour une œuvre révisée peut entraîner un refus ou un certificat qui revendique trop. L’enregistrement de la version 2.0 d’un programme ne couvre que ce qui a changé depuis la version 1.0 si cette dernière a été enregistrée séparément.

Étape 5 : téléverser la copie de dépôt

Pour les œuvres non publiées et les œuvres publiées uniquement sous forme électronique, la copie de dépôt est téléversée sous forme de fichier dans un format accepté. Pour les œuvres publiées sous forme physique, l’Office peut exiger l’envoi par courrier d’exemplaires physiques de la meilleure édition (best edition), et le système génère un bordereau d’expédition à cet effet. Les logiciels obéissent à leurs propres règles de dépôt, notamment des options permettant d’occulter les parties du code source relevant du secret des affaires, que notre article sur l’enregistrement du droit d’auteur pour un logiciel détaille. La copie de dépôt doit correspondre à l’œuvre décrite dans la demande ; une discordance est une cause fréquente de correspondance de la part de l’examinateur.

Étape 6 : payer, certifier et attendre

Réglez la taxe de dépôt en vigueur indiquée dans le barème du Copyright Office, par carte ou par compte de dépôt, certifiez l’exactitude des déclarations et soumettez la demande. Vous recevez une confirmation par e-mail avec un numéro de dossier ; c’est cette confirmation, et non le certificat, qui établit votre date d’effet. L’examinateur peut vous adresser une correspondance demandant des précisions, assortie d’un délai de réponse, à laquelle il convient de répondre rapidement. Si la revendication est acceptée, un certificat vous est envoyé par courrier. Si elle est refusée, vous disposez d’un délai pour demander un réexamen, une procédure décrite dans notre article sur les raisons pour lesquelles le Copyright Office refuse certains enregistrements.

Les délais de traitement varient selon le type de demande et selon qu’une correspondance est nécessaire ou non. L’Office publie des estimations actualisées, et un traitement spécial (special handling) est disponible moyennant une taxe plus élevée lorsqu’un contentieux ou une inscription auprès des douanes est en cours.

Après la délivrance du certificat

Vérifiez chaque champ du certificat au regard de ce que vous vouliez déclarer. Les erreurs peuvent être corrigées par un enregistrement complémentaire (supplementary registration), qui s’ajoute au dossier sans le remplacer. Inscrivez toute cession ultérieure auprès de l’Office afin que le registre public reflète la titularité. Pour les sociétés qui produisent régulièrement des œuvres, un calendrier de dépôts calé sur les dates de publication est l’habitude la plus utile, et notre page consacrée à la gestion de portefeuille de PI décrit la manière dont ce suivi est assuré.

Si vous enregistrez un ensemble d’œuvres ou une œuvre dont la titularité est partagée, une consultation avec Capitol Law Partners permet de déterminer le type de demande, le titulaire revendiquant et la copie de dépôt avant le dépôt. Prenez rendez-vous.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Cette communication ne crée aucune relation avocat-client.

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Besoin d’aide sur ce sujet ? Consultez notre page services d’enregistrement des droits d’auteur ou prenez rendez-vous.

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