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Demande de visa I : étapes et documents à fournir

Le visa I ne passe par aucune pétition auprès de l'USCIS. Vous le demandez au consulat avec un DS-160, une lettre de l'employeur et vos accréditations de presse. Voici l'ordre des étapes.

Le visa I ne passe par aucune pétition auprès de l'USCIS. Vous le demandez au consulat avec un DS-160, une lettre de l'employeur et vos accréditations de presse. Voici l'ordre des étapes.

La demande de visa I se dépose directement auprès d’une ambassade ou d’un consulat des États-Unis. Il n’y a ni formulaire I-129, ni pétition auprès de l’USCIS, ni labor condition application ; la lettre de l’employeur et vos accréditations jouent le rôle qu’une pétition jouerait dans d’autres catégories. La procédure est donc plus rapide que pour un H-1B ou un O-1, mais un seul entretien décide de tout, sans étape intermédiaire de demande de preuves complémentaires (RFE). Préparez le dossier comme si un instructeur devait en lire chaque page, car c’est ce que fera l’agent consulaire.

Première étape : vérifier que vous relevez de la catégorie

Avant tout dépôt, confrontez la mission aux trois exigences : un employeur de médias étranger dont le siège est à l’étranger, un rôle essentiel à la fonction d’information de cet employeur, et un contenu d’actualité, documentaire ou éducatif plutôt que du divertissement ou de la publicité. Notre article sur les personnes admissibles au visa I examine chacune d’elles. Si la réponse est incertaine sur l’un de ces points, réglez-le maintenant ; un refus au titre de la section 214(b) lors de l’entretien est enregistré et doit être déclaré dans toute demande future.

Deuxième étape de la demande de visa I : le DS-160 et le rendez-vous

Remplissez en ligne le formulaire DS-160 en sélectionnant la classification de visa I. Le formulaire demande votre employeur, votre poste, l’objet du voyage, la durée de séjour prévue et vos voyages antérieurs aux États-Unis. Répondez aux questions sur l’emploi avec les coordonnées de l’organisme de médias étranger, et non celles du bureau américain, et décrivez la mission en termes simples (par exemple, « correspondant chargé de l’actualité économique américaine pour une chaîne basée à Istanbul »). L’incohérence entre le DS-160 et la lettre de l’employeur est le problème évitable que nous rencontrons le plus souvent, et notre page sur le visa I décrit la manière dont nous harmonisons les deux avant le dépôt.

Payez les frais de demande de visa au tarif en vigueur indiqué par le consulat, imprimez la page de confirmation et prenez rendez-vous pour l’entretien. Certains postes consulaires proposent une dispense d’entretien pour les renouvellements dans la même catégorie ; vérifiez les règles du consulat concerné plutôt que de le supposer.

Troisième étape : réunir les documents

Apportez les originaux lorsque vous les avez. Le dossier de base :

  • Un passeport valable au moins six mois au-delà de la durée de séjour prévue
  • La page de confirmation du DS-160 et le reçu de paiement des frais
  • Une lettre de l’employeur sur papier à en-tête, signée par un rédacteur en chef ou un responsable, indiquant votre nom, votre poste, l’objet et la durée prévue de la mission, et confirmant que le siège de l’organisme se trouve hors des États-Unis
  • Votre accréditation ou carte de presse et, pour les membres d’une société de production indépendante, l’accréditation délivrée par une association professionnelle de journalistes
  • Pour les pigistes, le contrat conclu avec l’organisme de médias étranger couvrant la période de la mission
  • Des preuves de l’activité médiatique de l’organisme : ours, grilles de programmes ou lien vers ses publications
  • Pour la couverture d’un événement, l’accréditation ou la confirmation de la mission

Si une équipe voyage ensemble, chaque membre dépose une demande distincte, avec une lettre qui nomme toute l’équipe et le rôle de chacun. Le personnel technique doit être décrit par sa fonction (caméra, son, liaison satellite), et la lettre doit préciser que le contenu est destiné à une diffusion à l’étranger.

Quatrième étape : l’entretien

Les entretiens sont courts. Attendez-vous à des questions sur ce que vous allez couvrir, où, pendant combien de temps, et sur qui vous paie. L’agent vérifie deux choses : que le travail est journalistique et que vous partirez à la fin de la mission. Le visa I n’emporte pas la même présomption d’intention d’immigrer qu’un B-2, mais les agents examinent tout de même la relation de travail et la réalité de l’organisme. Répondez de manière cohérente avec la lettre. N’évoquez ni projets annexes, ni chaînes de contenu personnelles, ni projets de recherche d’emploi aux États-Unis ; ces sujets sont au mieux sans intérêt, au pire préjudiciables.

Si l’agent refuse la demande, demandez la lettre de refus et la section invoquée. Après un refus au titre de la section 214(b), vous pouvez présenter une nouvelle demande avec de nouvelles preuves ; une mise en attente au titre de la section 221(g) signifie que l’agent veut des documents supplémentaires ou un traitement administratif (administrative processing). Les principes généraux applicables après un refus de visa valent ici, avec une précision : les refus de visa I se corrigent souvent par une meilleure lettre de l’employeur.

Cinquième étape : validité, entrée et mentions de l’I-94

La durée de validité du visa et le nombre d’entrées suivent le barème de réciprocité applicable à votre nationalité, qui va de quelques mois à plusieurs années. Le visa n’est qu’une autorisation de vous présenter à un point d’entrée. À la frontière, le Customs and Border Protection (CBP) admet les titulaires d’un visa I pour la durée de la mission ; à la date de rédaction, cette admission est inscrite sur l’I-94 sous la mention durée du statut (duration of status, D/S), mais le DHS a proposé de la remplacer par des durées d’admission fixes pour les catégories I, F et J. Vérifiez votre I-94 électronique après chaque entrée et notez s’il indique D/S ou une date. S’il indique une date, vous devrez déposer le formulaire I-539 avant cette date pour rester plus longtemps, comme l’explique notre article sur le changement d’employeur ou la prolongation du séjour en visa I.

Les personnes à charge

Votre conjoint et vos enfants célibataires de moins de 21 ans peuvent demander en même temps un visa I en qualité de personnes à charge, avec les actes de mariage et de naissance. Ils peuvent étudier aux États-Unis mais ne peuvent pas travailler. Si votre conjoint souhaite travailler, il lui faut un fondement autonome, comme une pétition H-1B pour profession spécialisée ou un O-1, et un employeur prêt à déposer la demande.

Si vous préparez une demande de visa I pour vous-même ou pour une équipe et souhaitez que le DS-160, la lettre de l’employeur et les accréditations soient examinés comme un dossier cohérent avant l’entretien, une consultation avec Capitol Law Partners permet de le faire en une seule séance. Prenez rendez-vous.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Cette communication ne crée aucune relation avocat-client.

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Besoin d’aide sur ce sujet ? Consultez notre page visa I pour les représentants des médias étrangers ou prenez rendez-vous.

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